Les statistiques auxquelles vous avez échappé

Le cabinet de conseil Meyeur-Sainou-Lémeyeur vient de publier sa dernière étude sur « L(e drôle d’)état du DSI en 2011 ». On y apprend des choses étonnantes. Et comme j’ai acheté l’étude dans sa version intégrale, au prix exceptionnel de 2,35 € TTC (c’est tout ce que ça vaut…), je vous en livre quelques extraits :

  • 42 % des DSI font partie du comité de direction, mais 98,7 % d’entre eux s’y ennuient ferme.
  • Dans 12 % des entreprises, le poids de la maintenance dans le budget informatique a dépassé les 100 %. Résultat, 100 % des DSI concernés ont pu enfin prendre leurs RTT, n’ayant plus de projet à développer.
  • 153 % des DSI pensent qu’ils ne sont pas assez reconnus par leur DG. Comment ça, 153 % ? Eh oui, certains le pensent plutôt deux fois qu’une.
  • Dans 45 % des entreprises, la part du budget informatique dans le chiffre d’affaires a augmenté. Bonne nouvelle ? Non, c’est tout simplement que le chiffre d’affaires a diminué…
  • 65,9 % des DSI ont installé des logiciels, mais ne savent toujours pas à quoi ils servent…
  • 89,7645 % des DSI parlent de leur travail au moins une fois par jour à leur conjoint. Et 99,999999 % des ceux-ci aimeraient disposer d’une application SaaS de demande de divorce.
  • 12,7 % des DSI arbitrent exclusivement les projets en fonction de la position hiérarchique des demandeurs desdits projets.
  • 78,9 % des DSI ne conseilleraient pas à leurs enfants de devenir DSI. Mais 100% de ces derniers n’en avaient de toute façon aucune envie…
  • La dernière étude de marché sur les études de marchés concernant les études de marchés conclut que 58 % des études de marchés ne contiennent aucune information pertinente.
  • 19,2 % des DSI utilisent les rapports Gartner pour caler les armoires de leur bureau.
  • 84 % des assistantes de DSI présentent les symptômes d’une potentielle dépression nerveuse à force de répondre aux fournisseurs qui sollicitent des rendez-vous.
  • 12,8 % des DSI parlent encore en francs pour indiquer la taille de leur budget informatique afin de montrer qu’ils ont assez de moyens.
  • 23,6 % des DSI ont pris du poids depuis un an à force de fréquenter les petits déjeuners organisés par les fournisseurs.
  • 68,9 % des DSI aimeraient pouvoir externaliser une partie de leur cerveau pour améliorer la qualité de leur sommeil.
  • 99,9999 % des DSI pensent que « c’était mieux avant ! »
  • 28 % des DSI sont persuadés que dans le domaine technologique tout a été inventé et qu’ils peuvent attendre leur retraite en toute sérénité.
  • 5,7 % des DSI ont déjà eu des demandes des utilisateurs pour connecter une console Nintendo au système d’information.
  • 34,9 % des DSI pensent que le Web 2.0 signifie « deux pour eux » et « zéro pour les autres ».
  • 34,7 % des DSI estiment que le temps passé en réunion pour implémenter les méthodes agiles conduit à renforcer l’immobilisme.
  • 19 % des DSI aimeraient faire des stages de pilotage du SI sur des bolides technologiques.
  • 5,9 % des DSI reçoivent plus de 430 e-mails par jour.
  • 67,8 % des DSI pensent qu’il n’est pas judicieux de confier à la génération « i grec » la gestion de dette technique du SI.
  • 49 % des DSI sont persuadés qu’après le Big Data vient la Big Cata.
  • 82 % des DSI ont transformé leur tableau de bord en tableau de débord, tellement les projets sont en retard.
  • 38 % des DSI estiment qu’il ne sert à rien d’investir dans des ressources supplémentaires en stockage et en sauvegarde si c’est pour stocker des conneries exprimées sur les réseaux sociaux et des slides sans aucun intérêt. Et 58 % des DSI apprécieraient de disposer d’une application de SaaS de décompression.